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Adoptée aujourd'hui par beaucoup de constructeurs avec des variations spécifiques, la technique du monobras oscillant a été expérimentée par l'équipe de course française Elf au début des années 1980, grâce au financement apporté, en grande partie, par la grande entreprise japonaise Honda. Le cerveau de l’équipe de course Elf était André de Cortanze, à qui l’on doit des voitures telles que l’Alpine Renault A442, victorieuse aux 24 Heures du Mans, et la Peugeot 205 Turbo 16, si souvent primée, qui remporta plusieurs championnats du monde.
Des références donc en ce qui concerne les quatre routes, mais qu’en est il des deux roues ?
La réponse est que l’esprit inventif de De Cortanze – révolutionnaire serait peut être plus adéquat – ne devait jamais rencontrer le même succès, à l’exception du monobras oscillant. La première ELFe (le « e » pour endurance) commence en 1980. L’essentiel de la machine dérive de la technique de course.
Le plus remarquable consiste en la présence, à l’arrière de la machine, d’un monobras oscillant de dimension considérable mais extrêmement léger en aluminium coulé, qui permettrait de changer la roue en moins de dix secondes, en laissant la chaîne, la couronne et le disque en place.
Le programme de course d’endurance d’Elf fut interrompu fin 1983, pour se poursuivre par la conception et la fabrication d’une pure machine de grand prix ; l’idée de De Cortanze d’une suspension arrière asymétrique devait survivre dans le monde de la moto. Elle est maintenant appliquée par plusieurs constructeurs, en particulier Honda, Ducati, MV Agusta et Triumph.

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